Essais au badminton

18 Nov 2018 | Jour après jour, Techniques

Aujourd’hui, l’exercice était un peu inhabituel pour moi : photographie de badminton en salle. C’était l’occasion de prendre et donner quelques photos à un fils d’amis qui débute dans le domaine, et qui est déjà d’un bon niveau puisqu’il a terminé premier de sa catégorie au niveau national. Bravo Léo !

La prise d’images

Pour cet exercice, j’ai choisi le Sony RX10, son petit capteur et son grand zoom. Un choix délicat mais intéressant. Délicat, parce que qui dit sport dit mouvement, et donc vitesse assez élevée, qui dit en salle dit peu de lumière, donc ISO élevés. Le boîtier a tourné près de ses limites, reste au photographe à gérer le tout.

Concernant les ISO, je ne suis pas monté au-delà de 3200 ISO, ce qui est déjà élevé. Selon l’éclairage, j’ai pu descendre vers 2000 ISO, ce qui diminue le bruit dans l’image.

Toutes les photos ont été prises en priorité à la vitesse, afin de s’assurer qu’elle soit supérieure au mouvement. Une photo claire mais floue n’aurait rien donné alors qu’une photo sous-exposée mais nette peut encore être récupérée. Si l’écran permet de voir rapidement la sous-exposition, c’est bien plus difficile de juger la netteté, même en zoomant dans l’image. Il faut donc prendre une marge de sécurité en ne descendant pas en-dessous de 1/400s de seconde.

Erreur de débutant, j’ai commencé mes essais en autofocus simple (AF-S), alors que le mouvement demande au moins de l’automatique, voire du continu (AF-C).

Une fois les variables contenues, prendre des photos avec cet appareil est un véritable plaisir. L’autofocus est efficace – seules quelques photos ratées – le viseur est agréable et la rafale, programmée en MID à 10 photos par seconde permet de choisir la meilleur position au post-traitement.

Le développement

Il y a quelques jours, j’ai vu une démo de DxO Lab 2. Ça m’a rappelé les bons souvenirs du temps ou je développais – et débruitais surtout – les photos de mes Nikon et Lumix avec DxO Optics. C’était presque magique. Incompatible avec Fuji, ce programme est tombé dans les oubliettes de mon flux de travail

Maintenant que je travaille aussi avec Sony et en capteur réduit, le dématriçage Prime de DxO pourrait faire toute la différence. C’était mon postulat de base.

J’ai donc copié toutes les photos sur mon disque dur de travail (un SSD connecté en Thunderbolt 3) et ai installé la version de démonstration de DxO Lab pendant ce temps. Le temps également de me rendre compte que j’avais plus de 1000 photos à traiter. L’objectif était d’avoir vingtaine de photos bonnes à très bonnes, tant en qualité qu’en expression du sportif.

À l’ouverture de DxO Lab 2, le système demande l’importation des profils adaptés et me voilà prêt à trier… ou pas tout à fait ! En effet, ce programme propose un développement de base avant d’afficher la photo, ce qui prend plusieurs secondes… beaucoup trop lent pour trier un millier de photos.

J’ai donc importé le répertoire dans le catalogue de Lightroom, effectué le tri avec la méthode PUX, effacé les plus de 900 photos rejetées. Après ce tri drastique, j’ai rouvert DxO Lab 2 et ai traité rapidement les photos restantes. L’idée était de prendre quelques options de base, de rajouter 1 stop de lumière sur toutes les images, pour avoir assez de latitude au développement sans risque de les brûler, et ai bien sûr sélectionner l’option PRIME. Quelques dizaines de minutes plus tard. la centaine de photos est prête pour la finalisation.

Le résultat est bluffant. Plus de bruit, une netteté encore tout à fait acceptable, et des images presque comme si elles avaient été prises au grand jour. Le résultat en sortie de dérawtisation était qualitatif et j’aurais pu m’arrêter là. Le développement PRIME de DxO est encore une fois à la hauteur de sa réputation.

J’ai ajusté le tout dans Lightroom, avec quelques presets récoltés au fil des ans, parce que j’ai plus l’habitude de ce programme et qu’en ce samedi soir, je n’ai pas trop l’énergie de me pencher sur quelque chose de nouveau.

Le traitement ajoutant un peu de bruit, j’ai finalisé le tout dans Dfine de la Nik Collection, afin d’obtenir des images plus lisses, peut-être parfois au détriment du piqué.

Si c’était à refaire

Les photos sont finalement très bonnes dans un usage raisonnable et je n’ai pas de regrets. Par contre, des pistes d’amélioration, à tester, s’offrent à moi :

  • Prendre les photos en rafale rapide, à 20 image/sec. pour avoir encore plus de choix lors du tri, et avoir plus souvent la raquette qui touche le volant. Par conséquent, prendre plusieurs cartes SD. Avec une carte de 32 Gb, 1000 photos  remplissent la carte, ce qui fait environ un match.
  • Tenter l’expérience avec le Fuji, en APS-C. Certes, mon plus long zoom dans cette marques plus court (éq. 210 mm) et plus lourd, mais le capteur plus grand permettrait de ne pas monter si haut dans les ISO. Avec le X-T3, l’autofocus est très réactif également.

Ces photos étant soumises au droit à l’image, je n’en publierai pas une galerie complète mais elles seront peut-être utilisées par le sportif pour son book de sponsoring.

C’était une belle expérience, et une grande joie de voir que la technique vient toujours plus au secours du photographe pour l’aider dans des situations difficiles. En outre, photographier un sportif demande des qualités qui ne sont pas exploitées dans le paysage.

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