Le clos de Bercher avec un – autre – téléphone portable

16 Oct 2020
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Quand on cumule les fonctions, chaque petit espace peut être propice à un moment de bonheur. Aujourd’hui, la grande était chez une copine, la deuxième à un anniveraire à une demi-heure de route de chez nous, l’occasion de faire une visite en pleine nature avec la petite dernière… qui grandit de plus en plus. L’occasion aussi pour papa de tester en vrai les capacités photographiques de son nouveau téléphone portable.

Pour la première fois depuis 10 ans, mon téléphone n’est pas marqué de la pomme. Et pour cause, avec de très bonnes capacités, entre autre photographiques, il m’a coûté la moitié du prix… Je ne l’ai pas acheté que pour cette raison, mais ça compte aussi… Mais trêve de prix et de technique – il y a aura certainement un article prochainement à ce sujet sur le blog dédié – passons à la balade.

 

Le Clos de Bercher n’est pas très grand. Câlé au fond d’un vallon, il propose cependant une diversité intéressante : outre les chèvres, paons et autres sortes d’oiseaux, on peut y rencontrer des lamas, des cochons du Vietnam, des wallabis,… Avec une petite de deux ans, on a passé plus d’une heure à arpenter les chemins menant vers les différents enclos et cages. Une visite tout à son rythme.

 

Pour les photos, je n’ai emporté que le téléphone portable, première sortie, premiers tests. Rien de très scientifique mais plutôt une utilisation normale sur le terrain. Conclusion rapide : c’est un téléphone portable, avec des photos de bon niveau… pour un téléphone portable !

En allant plus dans le détail, on peut dire que le capteur principal délivre de bonnes images, si l’on exclut le système de combinaison des pixels et que l’on utilise directement les images de 108 millions de pixels. La très haute densité permet de garder une bonne définition et un haut niveau de détails. On peut également recadrer jusqu’à 50% en gardant une image correcte. En zommant dans l’image, on s’aperçoit qu’il y a un lissage assez prononcé. L’utilisation d’une application permettant de prendre des clichés bruts – en RAW ou DNG – serait une bonne amélioration.

Les fonctions 2x, 5x et 10x sont plus aneccdotiques. Si le premier niveau de zoom est acceptable dans certaines circonstances, les zooms suivants ne serviront que d’illustration en cas d’extrême nécessité.

Le capteur ultra grand angle – équivalent 12mm – donne des photos acceptables également.

Pour les puristes, le transfert des photos dans Lightroom – ou n’importe quel autre logiciel – fait apparaître un mystère : il manque beaucoup de données EXIF ! Les données d’appareil photo, longueur focale, ouverture,… sont absentes. C’est donc un peu difficile de s’y retrouver. Seul le capteur 108M utilisé en tant que tel fournit toutes les informations.

 

Mais passons aux photos, pêle-mêle, pour le plaisir de l’oeil plus que pour l’analyse technique…

 

 

Enfin, pour pouvoir mieux comparer, voici une vue de la campagne du Gros-de-Vaud, prise avec les différents niveaux de zoom, de l’ultra grand angle au zoom 10x, avec un développement basique dans Lightroom, semblable pour toutes les images.

 

Et si on utilisait les outils pour leur fonction première…

Un téléphone portable n’est pas un appareil photo professionnel, aussi bon puisse-t-il être. Professionnel dans le sens de faire des prises de vue à vision commerciale, pour une exposition, une impression grand format ou encore des publications dans un magazine. Il se peut que ça marche parfois mais ce n’est pas son usage principal.

Sa mission première sera de documenter des événements personnels ou familiaux et de publier sur les réseaux sociaux qui, comme on le sait, utilisent moulte algorithmes pour compresser le plus possible les images. Ainsi, les différents modes des appareils photos de ce téléphone – et de beaucoup d’autres – sont adaptés à une diffusion sur Facebook ou Instagram – ou tous les autres réseaux sociaux généralistes – qui réduisent les images à 2000px environ avec une résolution faible.

Dans ce cadre, ce téléphone fonctionne très bien, offrant de multiples possibilités de documenter nos journées et de publier des contenus adaptés sur les réseaux sociaux.

De la même manière que c’est du gâchis d’utiliser un GFX 100 pour alimenter ses flux Instagram ou Facebook, ce serait un contre usage de vouloir à tout prix prendre des clichés avec un téléphone portable pour des usages avancés

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