Mauborget à l’heure dorée

25 Fév 2019Jour après jour, Techniques

Le même paysage ne donnera pas le même rendu à toutes les heures de la journée… c’est enfoncer une porte ouverte que de le dire !

Comme le rappelle Serge Ramelli, une même vue sera sublimée lorsque la lumière est particulière, c’est-à-dire à certaines heures de la journée : le matin avant ou juste au lever du soleil et en fin de journée, lorsque le soleil descend ou juste après son coucher.

 

C’est donc l’objectif que je me suis fixé en partant en fin d’après-midi vers le Balcon du Jura et vers Mauborget plus précisément pour une fois. Je ferai le même trajet pour l’aller et le retour, ce qui n’est pas dans mes habitudes mais qui me permettra de repérer certains lieux à l’aller et de prendre les photos au retour, lorsque la lumière est encore plus magique. Cette fin de mois février bien chaude ne permet plus trop de trouver de la neige dans ces contrées. Du coup, il est plus facile de s’arrêter sur les bas côtés sans avoir peur de rester coincé.

Les images brutes sont déjà très belles en sortie de boîtier. Avec quelques retouches de colorimétrie et de lumière, on obtient d’excellents clichés, qui font toujours sensation sur la toile et les réseaux (pourquoi elles plus que les autres?).

 

Côté technique

Qui dit lumière spéciale dit aussi bien souvent peu de lumière. Il va donc falloir monter en sensibilité (ISO) ou ralentir sa prise de vue. Selon les appareils photos et les situations, les deux sont possibles. Il faut seulement veiller à rester dans une sensibilité correcte pour son appareil (un APS-C récent permet de monter sans trop de problème jusqu’à 3200/6400 ISO). La vitesse ne devrait pas descendre en-dessous de la longueur focale (200 mm en équivalent plein format > vitesse 1/200 s), sauf en cas d’objectif et/ou de boîtier stabilisé. Pour parer au flou de bouger, on peu privilégier la prise de vue sur trépied.

Il se peut également que l’on se trouve en situation de fort contraste. Dans ce cas, la photo peut-être brûlée ou, bien plus souvent, sous-exposée. Un manière de remédier à cette situation est de faire un bracketing, c’est-à-dire prendre plusieurs photos à des expositions différentes. Elles seront ensuite assemblées – dans le boîtier ou sur l’ordinateur – pour faire ressortir la plus grande plage dynamique possible. Ici encore, certaines images étant surexposées, il faudra veiller au temps de pose afin de ne pas inclure des images floues dans l’image finale.

 

 

Sortir tôt le matin ou au couché de soleil, c’est l’occasion rêvée pour ramener des clichés magnifiques, alors ne nous en privons pas. D’autant plus qu’en février mars, il n’y a pas besoin de se lever au milieu de la nuit !

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