Photographie en famille à la fête des tulipes

Publié le 17 avril 2023

Certaines occasions se prêtent bien à la photographie en famille, et si ces événements se répètent régulièrement, c’est tout bénéfice !

Il y a deux ans, j’avais emmené mes deux grandes, pour rapporter des Photos à six yeux.

Aujourd’hui, c’est en famille que nous y avons été. Pendant que Madame faisait le tour des stands de poteries et autres créations, j’ai coaché mes trois filles quant à leurs prises de vue. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont progressé depuis la dernière fois — pour les deux grandes — et que la petite ne reste pas en arrière. Il faut dire qu’aujourd’hui, elle étrenne son appareil photo « de grande ». Depuis que l’appareil photo « incassable » est tombé du 2e étage dans la cage d’escalier, il fonctionne nettement moins bien. Je lui ai donc donné un appareil photo acheté il y a quelques années d’occasion pour mes élèves. La qualité d’image est franchement supérieure et, même si cela paraît contre-nature, il est plus simple d’utilisation que l’appareil « pour enfant » qu’elle avait hérité de sa sœur. Par exemple, elle réussit à tous les coups à appuyer sur le bouton de l’obturateur, ce qui était rarement le cas précédemment.

Ce qui est intéressant dans un espace tel que celui de la fête des tulipes de Morges, dans le Parc de l’Indépendance, c’est l’espace qui y est dédié. On n’est pas en promenade à se suivre plus boumions en file indienne, mais chacun peut vaquer à ses prises de vue dans un espace limité, varié et multiple. Si les deux grandes ont déjà l’habitude de prendre des photos et gèrent elle-même la distance avec l’adulte référent, la petite, comme pour me rassurer, lance régulièrement des « Papa, je vais là-bas ».

Tamara, l’aînée a réalisé de beaux cadrages, prenant l’entièreté d’un massif, par exemple, sans en couper un bout ou, à l’opposé, cadrant serré quelques fleurs de manière volontaire.

Alexine, la seconde, a découvert l’ouverture f/2, permettant un magnifique flou d’arrière-plan, pour autant que l’on ne s’approche pas plus près du sujet que ne le permet la distance minimale de mise au point.

Eléonore a découvert avec plaisir le bouton « Play » qui permet de revoir les photos que l’on a faites.

Lorsque l’on voit le plaisir qu’elles prennent à faire des photos, puis à les trier avec papa et enfin à les développer de leur côté, c’est un plaisir d’avoir investi dans du matériel de qualité ces dernières années. Quelle déception d’avoir une bonne prise de vue gâchée par du matériel bas de gamme ou largement dépassé. Bien sûr, je ne recommande pas de mettre entre les mains d’une petite de bientôt 5 ans un appareil réflex valant plusieurs milliers de francs. Un outil photographique de qualité suffisante pour que la technique sublime le travail réalisé plutôt qu’il ne le sabote.

Ainsi,

  • Tamara a pris l’appareil qu’elle a reçu pour son anniversaire il y a 2 ans, un Fujifilm X-T200, un petit APS-C à objectif interchangeable, léger et capable.
  • Alexine a emprunté le X100V de papa, sans zoom mais largement compensé par le « f/2 »
  • Eléonore a utilisé un Canon SX120IS de 12 millions de pixels
  • Quant à papa, qui a besoin de se lancer un défi lorsqu’il revient encore et encore sur un même événement, il a pris une focale fixe 90 mm sur un boîtier APS-C. Je dois veiller au recul mais la composition est intéressante.

Même si le temps n’était pas particulièrement ensoleillé, les couleurs des fleurs ont illuminé cette sortie familiale. Quel plaisir de se concentrer tous ensemble sur une même activité, puis de voir le résultat sur grand écran.

Ensuite, vient le temps du développement :

  • trier les photos, détecter les problèmes, garder les meilleures
  • recadrer, mettre l’accent sur ce que l’on veut réellement montrer
  • sublimer le rendu en améliorant les différents tons et le détail
  • interpréter, en donnant une touche personnelle

Selon l’âge, cela se fera par papa sur demande ou accompagné de papa en explorant un logiciel professionnel pour la première fois (Adobe Lightroom Classic).

Finalement, c’est la joie du partage : à la famille, aux cousines, à chacun sur les réseaux de papa, qui n’est pas peu fier de partager le travail de sa progéniture 🙂 .

L’album d’Eléanore, 4 ans

L’album d’Alexine, 8 ans

L’album de Tamara, 10 ans

L’album de papa, presque tout ça…

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