Photographier pour la bonne cause

29 Sep 2019Jour après jour

Mon domaine photographique de prédilection est la nature et ses paysages. Mais pas seulement… J’ai participé à la course Yverdon – Chasseron contre la SEP, non en tant que coureur mais pour immortaliser leurs efforts. Défi humain pour les marcheurs et les coureurs, défi humanitaire afin d’aider les malades atteint des scléroses en général, et de la sclérose en plaques en particulier.

C’est un défi que je relève pour la seconde fois, en compagnie d’Isa, ma fidèle collègue photographe. Photographier l’humain, d’autant plus quand il est vulnérable est une expérience enrichissante. Montrer la force, choisir les poses qui le mettront en valeur, renouveler l’expérience quelques centaines de fois et, à travers l’objectif, chaque fois une rencontre, à sens unique parfois, à double sens bien souvent, lorsque le coureur met quelques joules d’énergie à sourire, faire un geste, et même parfois se mettre en scène.

Répartis tout au long de la course, les photographes se voyaient attribuer différents rôles. Pour nous 2, c’était un portrait de chaque marcheur ou coureur avec la plaine et les montagnes en arrière-plan. Une partie de plaisir de par la météo – le mercure a largement dépassé les 20° C à 1000 mètres d’altitude en cette fin septembre – mais aussi par le paysage  à couper le souffle qui s’offrait à nous. L’horizon était clair – au moins à vue humaine, par le capteur, c’était un peu différent – et les Alpes s’étendaient de la France aux glorieuses bernoises en passant par le Mont Blanc et les Dents du Midi.

Côté matériel, c’était assez délicat à prévoir. Choisissant mon matériel « sport » plutôt que pose stable, j’ai emporté mes 2 boîtiers APS-C Fuji : le X-T3 et son prédécesseur le X-T2. Côté objectifs, je privilégie toujours les focales fixes, pour leur qualité supérieure : les 16, 35 et 90 mm étaient dans le sac. Pour viser un peu plus loin, les 50-140 et 100-400 les accompagnaient… dans la catégorie « On ne sait jamais! » Après les premières prises de vue, le 90 mm, assez long, très lumineux tout en étant réactif s’est montré le caillou de choix. C’est avec lui que j’ai pris plus de 80 % des images. 

Si le temps était magnifique, le soleil lui, n’était pas évident à maîtriser. Brillant de toute sa force et encore assez bas en début de matinée, beaucoup de photos ont été réalisées à contre-jour. Je n’ai pas utilisé de flash pour déboucher les ombres, la distance et le contraste ne le rendant pas très efficace. J’ai préféré déboucher les ombres de manière digitale, lors du traitement des photos, ce qui s’est révélé efficace dans la plupart des situations.

Aux prises de vue traditionnelles se sont ajoutées quelques vues du ciel avec le drone, pour un effet plus dynamique et. surtout, une mise en contexte bien plus explicite.

Les photos des coureurs seront disponibles sur le site de la course dans les prochains jours. Voici la galerie du décor…

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