Touch’n’test 2018 le retour

7 Oct 2018 | Jour après jour, Matériel

 Il y a l’expérience vécue… et puis le débriefing. Si le Sony m’avait fait grande impression à l’utilisation, développer ces photos a été également un réel bonheur. On peut bouger tous les curseurs jusqu’au maximum, pas de bruit ni de dégradation. Mais il faut bien atterrir également… Ce matériel est – pour l’instant – hors de portée pour l’amateur que je suis…

Etant en sortie en famille ce dimanche – avec notre amie Isabelle bien sûr – nous avons prolongé quelque peu l’escapade jusqu’au Tropicarium. C’était l’occasion pour ma famille de découvrir ce lieu haut en couleurs et en sensations – surtout pour les filles ! – et, pour Isabelle et moi, de tester un peu de matériel.

Visant la qualité, j’ai conseillé le 50-100 de Sigma à mon amie. Bokeh de rêve, piqué excellent, elle a adoré, malgré une course de zoom plus courte que son objectif habituel.

Quant à moi, décidé à rester dans du « Fuji natif », j’ai emprunté un 50-140 f/2.8 auquel j’ai rajouté un multiplicateur de focale 1.4x. Cet objectif est l’équivalent APS-C du 70-200 plein format. Utiliser un multiplicateur de focale permet de « rallonger » le zoom mais fait perdre – légèrement – en qualité et en luminosité. Je n’aurais peut-être pas dû. Les photos sont excellentes, certes, mais il manque l’effet « Ouhaaaa ».

Au développement – plusieurs centaines de photos de nouveau entre l’Arboretum le matin et le Tropicarium l’après-midi – les conclusions sont sans appel, et un rapide retour sur les différents systèmes utilisés depuis 2009 ne font que le confirmer !

  • Le meilleur bokeh s’obtient avec une longue focale, une grande ouverture et un grand capteur. Cela explique l’effet « Ouhaaa » que j’avais déjà connu avec le Tamron 70-200 f/2.8 sur le Nikon D600 et hier avec le système plein format de Sony.
  • Plus le capteur est petit, la qualité de l’image diminue, surtout lorsque l’on est en fin de zoom ou que l’image s’étend sur une grande distance. Ainsi, mes images d’arbres sont bien meilleures avec le Fuji qu’avec le Sony RX10, ce qui est pour moi une déception, mais qui rejoint ce que j’avais déjà écrit ici : ce dernier est excellent pour prendre un objet en gros plan, pas pour photographier un large ou long paysage. Cela se confirme avec les étendues d’arbres colorés.
  • Et finalement, plus c’est gros, plus c’est cher ; plus c’est gros, plus c’est lourd… et moins on l’emporte.

Ce qui nous ramène à la quadrature du photographe : pas trop gros, pas trop lourd… et de la meilleure qualité possible dans la situation.

En conclusion – qu’est-ce qu’elle a été difficile à mettre au point ! – je choisis de rester sur du Fuji natif qui a déjà une excellente qualité d’image, j’aurais envie de dire de me « limiter » à Fuji mais ce serait trop réducteur.

Etant donné qu’au-delà du grand angle que j’aime tellement en paysage, c’est le bokeh et le détachement du sujet par rapport à son environnement qui me parle le plus, je suis parti sur le zoom standard qualitatif de Fuji qui, bizarrement, ne m’a pas paru spécialement lourd cette fois-ci. Peut-être qu’à l’occasion, je lui adjoindrai un multiplicateur de focale – en toute connaissance de cause – afin d’en faire un « 2 en 1 », à la fois un zoom qualitatif et une plus longue focale un peu moins qualitative pour les photos de sport ou l’animalier.

Et puisqu’un seul boîtier devient vraiment limite pour tout cela, j’en ai pris un deuxième. Un X-T3 bien sûr !

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