Une journée riche en découvertes

25 Oct 2018 | Jour après jour, Techniques

Rencontré au détour d’une exposition il y a quelques semaines, Jean-Philippe Chavey m’a proposé de sortir avec lui faire de la photo animalière dans la région de Sainte-Croix. Enseignant et photographe, tout comme moi, il sort au moins deux fois par semaine pour immortaliser la faune sauvage de la région et connaît bien ses habitudes. C’est donc avec empressement que j’ai répondu présent à l’appel. Nous avions rendez-vous aujourd’hui à 7h30 à Bullet… Heureusement que le soleil ne se lève pas trop tôt en cet automne.

Le menu était plutôt copieux :

  • coucher de la lune
  • lever du soleil
  • chevreuil et autres animaux, selon ce qui se présente
  • chamois

Bien sûr, au-delà du programme officiel, il y a tout ce qu’on peut capter. Pour le photographe paysagiste que je suis, je n’ai pas pu faire abstraction de la vue splendide que nous avions sur tout le Nord-Vaudois… et même plus loin.

 

Le coucher de lune

Alexine, ma deuxième fille, aime beaucoup la lune. Quand je lui ai montré les dernières réalisations de Jean-Philippe sur Facebook, elle a bien sûr voulu que je lui ramène quelque chose de semblable.

Nous avons fait quelques essais, plus (les siens) ou moins (les miens) réussis. Il faut dire que je n’avais pas osé sortir le RX10, avec son petit capteur mais son grand zoom, alors que justement ça aurait plutôt bien marché. Du coup, le zoom était un peu court. Mais il y a quand même un peu de résultat.

 

Le lever du soleil

A peine la lune couchée, nous n’avions qu’à nous retourner pour observer le magnifique lever du soleil au-dessus des Alpes bernoises. Un étrange phénomène de reflets fait apparaître ces montagnes comme jamais auparavant, avec de longs plats et quelques monticules qui ne sont pas sans rappeler certains paysages américains.

 

A la recherche de la faune locale

J’étais déjà comblé mais ce n’était que l’entrée, le plat de résistance allait arriver avec la faune locale !

Les animaux sont vivants, donc par essence assez imprévisibles. On peut connaître leurs habitudes – et mon guide en connaît un rayon sur la question – ils peuvent toujours faire autrement. Aujourd’hui, on avait plutôt l’impression qu’ils étaient guidés vers nous. Nous avons vu tous ceux que nous avons cherchés… et même un peu plus.

 

Biches & Chevreuils

Dans une combe comme à leur habitude, nous avons observé, de très loin, deux chevreuils qui se promenaient. Pour le photographe animalier – tout comme pour le chasseur – la difficulté réside dans le fait de s’approcher sans se faire remarquer. Nous avons donc commencé l’approche, afin que les points minuscules vus de loin deviennent de belles bêtes devant nos yeux et nos objectifs.

Nous les avons contemplés pendant de longues minutes avant que, finalement, ils ne disparaissent derrière l’une ou l’autre colline.

 

Renard

Alors que nous tentions de les retrouver, un autre petit point s’est mis à bouger dans la prairie : un renard, une belle surprise. A notre portée durant quelques secondes, nous l’avons immortalisé avant qu’il ne continue paisiblement sa route. Jean-Philippe a un oeil aguerri pour voir ce qui est bien souvent invisible à l’oeil du commun des mortels, au moins du mien. Un simple mouvement, un point insignifiant attire son regard puis l’attention déterminera s’il s’agit d’un simple caillou ou d’une bête. C’est ainsi que nous avons vu le renard.

 

Hermine

Alors que nous retournions prendre la voiture pour passer à la suite, un point blanc a bougé. C’était une hermine. Je n’en avais encore jamais vue. C’est vraiment petit, pas plus haut qu’une touffe d’herbe, et plutôt craintif. Autant dire que si on veut la mettre en boîte, il faut être discret et avoir de bons outils. Après quelques prises de très loin, nous nous sommes approchés, l’air de rien. Entre allers retours dans son terrier, elle s’est laissé prendre en photo… un peu. Puis a disparu, nous laissant au passage quelques jolis portraits d’elle.

Plus tard, Jean-Philippe est retourné là où nous l’avions vue… et a réussi à s’approcher vraiment près.

 

Chamois

Dans la région, il y a des endroits où l’on est presque sûr de pouvoir approcher des chamois. Et ça n’a pas manqué. Les rochers et les falaises semblent être leur terrain de jeu. Avec les couleurs automnales, la mise en scène était superbe. Nous aurions pu rester là encore et encore… Finalement, la batterie de mon appareil photo a sonné la fin de la séance.

 

Les paysages

Devant des paysages grandioses comme ceux qui s’offraient à nous ce matin, je n’ai bien sûr fait aucun effort pour résister à la tentation de les photographier eux aussi, même s’ils n’étaient pas au programme. J’ai tout particulièrement aimé ces airs de Toscane dans la légère brume qui entourait Champvent et les villages avoisinants.

 

Aspects techniques

D’un côté technique, le « petit » RX10 a parfaitement bien rempli son rôle : photographier un élément très éloigné. Je me réjouis de le reprendre demain pour la sortie en famille au zoo de Bâle. Parfaitement adapté à l’activité, ce sera le seul que j’emporterai.

Contrairement à la photo de paysage, la photographie animalière demande de la rapidité et des réflexes. Il est nécessaire de bien connaître son appareil et de pouvoir faire les ajustements rapidement.

Régler son appareil sur « priorité à la vitesse » peut être une bonne option dans des conditions difficiles, en particulier si les éléments sont en mouvements. L’éclairage ne sera peut-être pas optimal mais au moins il n’y aura pas de flou de bouger.

Si un réglage un peu particulier est nécessaire pour une photo ou une série de photos (par exemple monter haut dans les ISO), défaites votre réglage dès que la série est passée, sous peine de le conserver pour toutes les photos suivantes.

Finalement, bien connaître son appareil est un plus pour pouvoir passer rapidement en rafale, plus ou moins rapide, ou en mode silencieux pendant les temps d’affût.

Au développement, avec un nombre certain d’images prises en conditions sombres, un débruitage externe a été effectué avec Dfine 2 de Nik Collection, ce qui a donné de bons résultats mais a parfois trop lissé l’image. Du coup, il a fallu choisir le moindre mal.

 

En conclusion

Après les animaux de la Grande Cariçaie avec Isabelle cet été, c’était une deuxième sortie animalière haute en découvertes et en couleurs. L’envie d’y retourner et d’être à l’affut ne devrait pas attendre trop longtemps, peut-être avec mes filles !

Merci Jean-Philippe pour cette belle matinée et tous les tuyaux dont elle a été pavée.

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