D500 découverte

7 Juil 2016Matériel

Découverte d’un double nouveau monde : le D500, nouvel appareil « professionnel à « petit » capteur et le zoom 18-35 à 1.8 constant de Sigma.

Les puristes l’ont attendu longtemps en tant que remplaçant du D300(s). Pour ma part, il a été une question pendant quelques temps : est-il un bon complément à mon parc de boîtiers et d’objectifs déjà bien fournis ? Qu’amènera-t-il de plus, à part doubler mon boîtier principal ? Finalement, j’ai tenté le coup, sans l’objectif du kit, le 16-80 dont la quaité n’était pas optimale selon les tests et qui, surtout, n’était pas disponible avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

J’ai donc préféré créer « mon » kit en y joignant le tout nouveau Sigma 18-35 à ouverture f/1.8 constante.

 

Paramétrer, toujours !

Lorsqu’on reçoit de nouvelles boîtes comme celles-ci, on a envie de déballer et de shooter directement. Erreur !! Bien souvent , les paramétrages d’usine ne sont pas les nôtres, surtout si on a déjà une petite habitude de la marque.

Après quelques photos déjà pas mal – mais pas en RAW par exemple – je me suis donc arrêter un bon moment avec le manuel et l’appareil devant moi. Pas à pas, dans le – très – long menu, j’ai lu et choisi ce qui me plaisait, paramétrant le plus souvent comme sur mon D600.

Petite astuce très intéressante : le bouton « ? » qui affiche contextuellement le texte du manuel. Donc, avec une vue d’ensemble plus réduite, on peut se passer du manuel « Menu » pour le paramétrage de ceux-ci.

Dans les réglages intéressants, je relève :

  • La possibilité de « continuer » la ligne des collimateurs horizontalement et de se retrouver à l’autre bout de l’écran après le dernier.
  • La possibilité « d’écrire » avec l’écran tactile. Hélas, on ne se déplace pas – encore – dans les menus avec le doigt.

De quoi bien mettre en valeur ce que l’on veut figer.

 

Premières photos

En passant à l’APS-c, je pensais pouvoir utiliser mes zooms FX et pouvoir, parfois, laisser le bazooka de côté. Utiliser les zooms FX, c’est une certitude, et ça fonctionne très bien. Par contre, me lancer dans la photo d’oiseaux du lac autour de chez moi et me limiter à 300 mm, c’était perdu d’avance. J’ai donc tôt fait de changer de montage. Avec le 150-600 Tamron, la capture est bien plus efficace, au moins sur les cibles fixes. Pour les oiseaux en mouvement, et particulièrement les moineaux, le plus dur … est de les avoir dans le viseur. Ensuite, avec une longueur focale équivalente de 900 mm, le flou de bouger conjugué au fait de garder la cible dans le viseur donne pas mal de flou. Finalement, les seules images valables – bien qu’encore trop petites, seront prises entre 300 et 550 mm de zoom.

Dans les photos « standard », avec un objectif qui ouvre à 1.8 et des collimateurs d’autofocus sur toute la largeur du capteur, il est facilement possible d’obtenir un côté net et un côte moins net. De quoi bien mettre en valeur ce que l’on veut figer.

 

Un écran tactile !

Il y a quelques mois, le GX8 était le seul appareil à grand capteur avec objectifs interchangeables avec les fonctions avancées telles que le panorama, l’écran tactile et orientable … Mais ça, c’était avant ! Le D750 a ajouté l’écran orientable … mais bien peu utilisable tant le LiveView est lent.

Avec le D500, on est dans un tout autre registre : écran orientable – axe vertical seulement, mais c’est déjà pas mal – tactile … et réactif. On n’aura pas de souci pour désigner le point d’autofocus ou mieux, pointer et tirer ! Ce n’est pas encore aussi rapide qu’avec des appareils plus « simples » comme le GX8 que j’utilise régulièrement mais c’est vraiment une grande avancée et tout à fait utilisable au quotidien.

 

De nouveaux accessoires

Avec le D500 – et le D5, mais là, je n’ai vraiment pas les moyens – Nikon commence une nouvelle génération, avec de nouveaux « systèmes » (Expeed 6 par exemple) mais aussi de nouveaux outils et de nouvelles fonctionnalités. Exit le bon vieux GPS GP-1 qui faisait merveille – et fait toujours – avec le D600 et même le D90 : la prise GPS a disparu.

Par contre, bonjour le Bluetooth et le Wifi. Avec l’application Snapbridge – pas encore sortie pour iOS – on pourra utiliser l’appareil connecté – téléphone ou tablette – non seulement comme GPS, mais aussi comme télécommande et recevoir en temps réel une version réduite (2 millions de pixels) de toutes les photos prises avec l’appareil. De quoi envoyer les photos sur les réseaux sociaux aussi que si elles avaient été prises avec le téléphone ! Certainement que d’autres fonctions feront leur apparition, mais on attendra de voir pour le dire !

Nouveauté aussi du côté des cartes mémoire. Aux 2 cartes SD connues dans la plupart des boîtiers haut de gamme succèdent une carte SD – ouf, j’en ai encore – et une carte XQD – commandé mais qui n’est pas encore arrivée ! Nikon assure que ces nouvelles cartes sont bien plus rapides. Pour la rafale et le vidéo 4K, ce sera certainement un plus. En attendant, je fais mes tests avec une « bête » carte 4 GB et ça ne marche pas trop mal.

 

Et la montée en ISO ?

Nikon annonce que le D500 peut dépasser le millions d’ISO. C’est vrai … et on obtient une belle bouillie de pixels à voir les tests qui ont été réalisés. Dans le quotidien, par contre, on peut facilement monter à 6400 ou 12800 pixels et obtenir un résultat tout à fait utilisable … même si elle ne sera peut-être pas des plus réussie.

La photo d’exemple a été prise à la va-vite depuis mon balcon. Sujet sans trop d’intérêt, prise à 52 mm avec 1.8 d’ouverture en 1/25e de seconde. Rien d’extraordinaire. Les 2 versions ci-dessous montrent le résultat avec, premièrement, un développement sous Lightroom CC (LRcc) et un débruitage fianl dans Dfine 2 (Nik Collection de Google). La deuxième version a premièrement été développée dans DxO OpticsPro 11 Elite avant d’être corrigée dans LRcc. Elle est tout à fait utilisable, au moins au « privé ». Le progrès est donc bien là … et on n’a qu’avec un demi-capteur ! Je pense que de manière générale, je réglerai la limite haute des isos auto à 6400

Le progrès est quand remarquable : avec mon dernier APS-c – un Nikon D90 – je n’ai que quelques très rares photos au-dessus de 1600 isos. Avec le D600 (plein format), je me laisse atteindre les 6400 isos en cas de besoin, mais je bloque à 4000 isos le réglage automatique. Sur mon micro 4/3 (Panasonic Lumix GX8), l’iso auto est limité à 1600.

 

C’est encore une affaire à suivre : je ne l’ai que depuis 24 heures ! Balade en Valais et à Lucerne dans les prochains jours !

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