Focus Day 2019 – A la découverte du GFX

8 Avr 2019 | Matériel

Cette année, le Focus Day avait un goût tout à fait particulier. Après avoir découvert les objectifs Fuji en 2017, testé du très bon matériel en 2018… et avoir presque craqué pour Sony… j’allais cette année avec une idée très précise en tête : découvrir le système GFX de Fujifilm.

C’est ainsi que tout a commencé…

Il y a quelques semaines, j’avais été dans mon magasin photo habituel et j’avais posé une question un peu particulière : Mon X-T3 fait d’excellentes photos, mais pour aller plus loin en paysage, pour obtenir des photos plus détaillées, que me proposez-vous ? » La réponse avait été rapide et directe : « Un Nikon D850, un Sony A7R III ou un Fujifilm GFX… mais si vous voulez vraiment voir la différence, un GFX. »

C’est donc avec impatience que j’ai attendu cette rencontre avec le GFX… et je n’ai pas été déçu. Le prendre en mains, c’est le début d’une nouvelle aventure. Bien sûr, il y a le poids, plus proche de celui d’un réflex que d’un hybride. Il y a l’impression de qualité, de solidité. Et puis, tous les points communs avec les autres modèles Fuji : les molettes de réglage, les menus,… on n’est pas perdu… c’est un peu le plein format de la famille X-T ou X-Pro. Mais un tout petit peu…

 

Cours photo

À l’emprunt du produit, l’exposant m’explique rapidement le fonctionnement de l’appareil, qui n’est pas très compliqué à comprendre pour le Fujiste que je suis. Mais au-delà du descriptif, il me montre une de ses récentes photos et m’explique la technique utilisée. Waouh ! On est loin des marchands de tapis… c’est l’expérience et le partage qui comptent. Merci Monsieur Weber !

 

L’essai

Le cadre n’était pas enchanteur pour faire des photos de test : de la pluie, quelques végétaux, d’autres photographes qui cherchent eux aussi un sujet intéressant. À la prise de vue, on se sent transporté dans un autre univers photographique. C’est la slow photography, la photographie lente, réfléchie, toute à l’opposé des rafales de dizaines de photos à la seconde. Le GFX, c’est une philosophie photographique : regarder, admirer, penser, puis cadrer et déclencher juste. Ce sera la photo, celle que l’on a vue, que l’on a aménagée, construite, que l’on sait. Le boîtier donne cette impression de précision, de faire des photos uniques, et non des séries dont on choisira une photo sur 10 ou sur 100. Il y a quelques chose de Jaguar, de Cadillac ou de Bentley : de la sérénité, du calme… et de la puissance aussi.

 

Sur grand écran

Car il ne faut pas oublier que le GFX, c’est un appareil moyen format, comme Hasselblad ou PhaseOne, c’est à la fois (très grand) capteur et des dizaines de millions de pixels. Le capteur couvre près de 4x la surface de mon X-T3 (APS-C), soit près de 1500 mm2 au lieu des 380. Il y a donc du détail et de la précision dans l’image. Et puis, les 50 millions de pixels permettent de remplir très largement mon écran 5K, même après recadrage. Quel bonheur de se déplacer dans l’image à 100 %, voire plus. Il y a du contenu, du détail, des nuances… et des possibilités de retouche presque infinies. J’ai lu que les ombres étaient plus riches de détails « retrouvables » en retouche. Mais les zones claires ne sont pas en arrière, comme je l’ai vu de mes photos au ciel insipides d’une journée légèrement ensoleillée du côté d’Oron-la-Ville. C’était déjà vrai pour le plein format de Sony, ça l’est encore plus ici. 

 

Lorsque l’on coupe la photo suffisamment pour afficher un rendu 1/1 – à savoir un pixel de la photo pour un pixel de l’écran – on peut voir encore la qualité de l’outil : très peu de bruit, voire pas du tout, et un détail encore très présent. C’est à 200 ou 300 % que l’on commence à atteindre certaines limites de IQ (qualité d’image). Il y a vraiment un potentiel excellent.

 

Reste le côté qui fâche, un peu : le prix. Le système avec un zoom de base (équivalent à 25-50mm) s’affiche à env. 6000.- avec le « petit modèle » (en taille, pas en qualité). C’est un budget, auquel chaque caillou rapporté se paiera entre 2000 et 3000.- Mais si on en a les moyens, c’est vite oublié lorsque l’on fait ses images, et surtout lorsqu’on les admire ensuite.

 

En conclusion… temporaire

Pour revenir sur la réponse de M. Galbiati, et après usage des 2 modèles, c’est vrai que le A7Riii montre une différence certaine avec le système APS-C de Fuji, mais le GFX change encore la donne, grâce à son plus grand capteur principalement. Avec un peu de poids et quelques billets en plus…

Le photographe de paysages que je suis est presqueconquis. reste à savoir si l’investissement se justifie. Il approche la démesure… qui a dit la folie ? Pour l’instant, l’aventure continue. Surprise…

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