Touch’n’Test 2018

6 Oct 2018 | Matériel

Quelle bonne idée une fois encore : pouvoir essayer, toucher, tester du vrai matériel, dans un cadre accueillant et propice aux belles photos : cette fois, le Tropicarium de Servion ! Dans ce genre de démonstration libre de matériel, je me sens un peu comme un enfant auquel on dirait : « Vas-y, tu peux jouer avec tout… mais n’oublie pas de les rendre avant de rentrer… » En même temps, cela permet aussi d’essayer et de se dire que tout n’est pas pour nous…

Je m’étais fait mon petit programme, avec des éléments à ne pas manquer : le X-H1 stabilisé et le nouveaux X-T3 « super rapide » de Fuji, le Sigma 50-100 sur la nouvelle bague adaptatrice Fringer qui accepte – enfin – l’autofocus. J’aurais bien aimé tester le 18-35 avec cette même bague mais il n’était pas en stock.

Et puis, parce que j’étais finalement seul pour cette sortie, je me suis un peu attardé sur le stand de Sony…

Finalement, je rentre avec pas moins de 400 photos effectuées en 2,5 heures de test. Bien sûr, un nombre certains de rafales font grimper très rapidement le compteur.

Bague Fringer & Sigma 50-100

Si je devais regretter un élément de mon système Nikon, au point de chercher à pouvoir l’avoir à nouveau, ce serait le Sigma 50-100 Art f/1.8. En regardant les images que j’ai prises, couplé au D500, ça me le refait chaque fois : ça, c’était un objectif. Non pas que je trouve les autres  mauvais – ils sont loin de l’être – mais il a(vait) ce petit quelque chose en plus. Par exemple ici, au zoo d’Amnéville.

Lorsque j’ai lu sur les groupes Facebook Fuji qu’une bague adaptatrice Canon-Fuji permettant à l’électronique de fonctionner – autofocus, réglages, EXIF,… – je me suis empresser de l’acheter, peu importe le prix, et les coûts d’importation (20 % du coût). Aujourd’hui, c’était donc l’occasion de l’essayer. J’aurais dû écouter la petite voix qui me disais de vérifier la mise à jour. En effet, je suis parti pensant avoir la dernière version du micro logiciel, ou au pire l’avant-dernière, je me suis rendu compte plus tard que j’avais 3 versions de retard… J’aurais bien pu tout rater !

C’est donc armé du X-H1, le seul boîtier stabilisé de Fuji, que je me suis rendu au stand Sigma pour emprunter le graal.  Tout d’abord, quand on prend l’appreil de quelqu’un d’autre – et parfois même le sien – on rate les premières photos parce que les réglages ne sont pas « par défaut ». Ce fut mon cas avec ce X-H1 dont la vitesse était réglée sur 1/60 s. Du coup, la plupart des premières photos sont brûlées… et il y a un flou de bouger assez prononcé… je vous passe ces clichés.

C’est cette configuration qui m’aura occupé la plus grande partie du temps. Essayer, tenter, changer les réglages, les sujets, de l’animalier, bien sûr, mais également un peu de paysage, et des tests de rafale pour tester la mise au point. Les ratés constatés seront à mettre sur le dos du micro logiciel trop ancien, comme le disent plusieurs testeurs sur Youtube.

Et y’a pas à dire : ce caillou est fou de qualité. Ce n’est pas pour rien qu’il est le mieux noté sur DxO sur un Canon 7D II. Là, le souvenir est intact, le plaisir aussi. Malgré les vitres et les grillages, les taches et les gouttes, les photos sont belles… et même plus !

Côté fonctionnement, c’est vraiment bon. L’autofocus suit plutôt bien et, mise à jour faite, ça ne devrait pas être loin de la version native sur un Canon 7D II ou un Nikon D500.

Par contre, j’avais oublié le poids de la bête : 1,5 kg, c’est vraiment lourd quand mes autres « gros » objectifs pèsent tous moins de 1 kg ! Je ne me jetterai donc pas dessus à la première occasion. Par contre, son petit frère, indisponible à l’essai, le Sigma 18-35 Art f/1.8 pourrait bien faire partie de mon arsenal, ses quelques 800 g n’étant pas plus élevés que mon excellent 56 mm. D’autant plus que je n’ai pas d’objectif couvrant cette plage de focales, à part le 23 mm.

 

Fujifilm X-H1

Pour essayer un « petit » zoom non stabilisé, le X-H1 est un excellent appareil. C’était l’occasion de le prendre en main pour la première fois. Première connotation, il n’est pas si gros que ça. Sa poignée bien plus proéminente que la famille X-T le rend sans aucun doute excellent pour porter de gros et/ou lourds objectifs. C’était donc le couple idéal.

Si l’écran sur le dessus de l’appareil permet de rappeler un certain nombre de réglages, le bouton de correction de l’exposition m’a manqué, d’autant plus que la configuration n’était pas effectuée pour l’avoir sur une des autres roulettes. Le tactile était désactivé, je n’ai pas pris non plus le temps de passer les quelques 20 ou 30 pages de menu pour le réactiver.

Ceci dit, le X-H1 remonte dans mon « estime » et ce n’est pas impossible qu’il fasse une fois partie de mon équipement.

 

Fujifilm X-T3

C’était une autre nouveauté, à voir, et à essayer. S’il n’est qu’une mise à jour de mon X-T2, l’ajout du tactile sur l’écran – au moins pour la mise au point – et un autofocus encore plus performant sont des éléments importants pour mon usage. Bien sûr, le capteur est neuf, légèrement plus pixélisé, le processeur est également nouveau… tout cela n’est pas une mauvaise chose mais pas suffisant pour que je change de boîtier. Essayé aujourd’hui avec mon 56 mm, la différence de facilité de mise au point est vraiment une bonne chose. Cet objectif que j’aime pour son résultat va devenir agréable à l’emploi également.

 

Fujifilm XF 8-16

Nouveau venu, un peu plus large et plus lumineux que le 10-24 que j’aime beaucoup, il était intéressant de le prendre en main… ou sur un X-T3. Gros mais pas trop lourd, il ouvre large, très large, avec les déformations conséquentes. Un beau cailloux mais bien trop cher pour quelques millimètres de plus.

 

Fujifilm XF10

J’ai eu le X70, que j’ai revendu à cause de l’absence de zoom. Il faut dire que ce petit Fuji était plutôt lourd et assez imposant. Le XF10 est léger, bien moins cher, et a une superbe robe dorée (bien sûr, le noir existe aussi). S’il n’avait pas cette focale fixe, rédhibitoire dans mon usage, j’aurais peut-être pu craquer. Cette politique de Fuji, incompatible avec mon usage personnel, m’a fait passé à Sony, avec son RX100.

 

Sony RX100 VI

Venant d’acheter la version V du RX100, préférant une grande ouverture à un zoom plus grand, j’ai pris en main quelques minutes ce bijou de technologie… et cette pépite d’or côté prix. Le job est très bien fait, avec un zoom très agile, tellement qu’on penserait jamais qu’il zoome autant. C’est un excellent tout en un pour qui ne veut pas s’encombrer de plus gros. Par contre, le capteur reste une version « 1 pouce », grand pour un compact, limité face à un réflex ou à un hybride. Cela se voit dans le post-traitement, surtout sur les photos prises à 200 mm avec une étendue de champ plutôt étendue.. Le bruit arrive vite. Autant le savoir et l’utiliser à bon escient.

 

Sony A7R III & compagnie

Le Sony A7, on en parle depuis longtemps, surtout en vidéo mais également en photographie. Alors, puisqu’il était à portée de main, ça aurait été dommage de ne pas me faire un avis sur cet appareil et l’écosystème hybride plein format de Sony.

 

Le boîtier

Déjà à sa 3e version, sans cesse améliorée, cette version haute Résolution en a dans le capot. Tout d’abord, quand on le prend en main, nu, il paraît léger, très léger. On ne croirait pas que dans un tel boîtier se cache un capteur plein format, comme dans mon ancien D600 de Nikon. La finition ressemble assez au bridge RX10 et me paraît un peu bon marché – plus dans la sensation que dans la qualité elle même – tout semble plastique.

Au niveau des réglages, les réflexistes ne seront pas dépaysés. 2 roulettes, un bon nombre de boutons. Mais, ça donne quoi à l’usage ?

 

Objectif 85 f/1.8

J’ai donc commencé avec du léger, un bon objectif en focale fixe, équivalent au 56 mm de Fuji (il y a aussi une version « excellente » ouvrant à f/1.4). Il est agréable à utiliser et, avoir un grand capteur dans ce format et pour ce poids, c’est vraiment bluffant. La magie pourrait bien me piquer…

 

Objectif 70-200 f/2.8

Là, on atteint le graal… L’appareil était déjà bon et avec un caillou pareil, on atteint des sommets. Quelques images plus tard, je retrouve les sensations de mon 70-200 sur le plein format de Nikon : un bokeh, un piqué, une qualité d’image incroyable.

Il est clair que devant ces résultats, vite faits, je ne peux que comprendre les amateurs de cet hybride. Au développement également, la qualité se voit et, malgré certains réglages assez poussés, le bruit n’apparaît pas, un vrai régal. Si l’on dit que Fuji fournit des images avec de belles couleurs, Sony n’a pas à rougir des siennes.

Mais là où le bât blesse, c’est du côté poids et prix. Parce que cet excellent caillou pèse 1,5 kg – ce qui reste dans la norme d’un 70-200 plein format – et surtout que le prix allège d’autant le portemonnaie. Comptez environ 6500 .- pour le kit – non officiel – selon les meilleurs prix d’internet. Mais c’est clair qu’avec le poignet et le portemonnaie compatible, il y a de quoi se faire plaisir !

 

Objectif 70-200 f/4

En version plus légère et moins chère, Sony propose le 70-200 en f/4. Un peu moins lumineux, beaucoup plus léger, un peu plus plastique, il fait bien le job également. Jugez vous-même.

 

Pin It on Pinterest