2 – Transférer les photos

29 Juil 2014Mon workflow

De nombreuses solutions s’offrent au photographe pour transférer ses photos sur son ordinateur. Du moment que les photos se retrouvent bien sur l’ordinateur avant d’être effacées de la carte, c’est gagné. Ensuite, il y a moyen d’obtenir des résultats améliorés ou plus rapides.

 

Lecteur de carte ou Wifi ?

Lorsque j’étais encore sous Windows, j’aimais beaucoup ACDsee, version gratuite puis payante, qui existe aussi maintenant pour Mac. Physiquement, j’utilisais un lecteur de carte USB, bien plus rapide que le branchement direct de l’appareil photos sur l’ordinateur au moyen d’un câble USB.

Sous Mac OS, j’ai utilisé plusieurs programmes en utilisant le lecteur de carte intégré :

  • Transfert d’images (inclus dans MacOS) peut très bien faire l’affaire
  • Nikon transfert (gratuit) vous offre quelques options supplémentaires : répertoire automatique, répertoire de sauvegarde, effacement des photos transférées, inscription de données ITPC.
  • Lightroom (payant, Adobe) transfère également les photos directement depuis un lecteur de carte, avec toute une série d’options d’importation.

Depuis quelques mois, j’ai testé et adopté les cartes SD « Eye-Fi ». Il s’agit de cartes avec une puce WiFi qui permettent de transférer automatiquement les photos entre l’appareil et un ordinateur dès qu’ils sont reliés au même réseau sans fil. C’est vraiment efficace, quoiqu’un peu lent avec des fichiers RAW de plusieurs dizaines de Mb. De plus, utiliser une carte Eye-Fi pour les RAW et une autre du même type pour les JPEG engendre des interférences. C’est mon expérience personnelle, je ne sais pas si c’est généralisable.

Certains appareils récents ont une connexion Wi-Fi qui permet, entre autre, de transférer les photos vers un ordinateur. C’est le cas de mon Sony RX100 M2. Avec un programme installé sur l’ordinateur (Mac ou PC), une fonciton de lecture permet d’envoyer les photos vers l’ordinateur. Cela fonctionne plus ou moins bien : lorsqu’uen tentative est faite en dehors du réseau enregistré, l’appareil et l’ordinateur ont de la peine à se retrouver à la prochaine connexion.

 

Ajouter automatiquement des mots-clés et des informations supplémentaires

Lors du transfert, il y a moyen d’ajouter des informations dans les EXIFs, les informations contenues dans le fichier image. Personnellement, j’ai un réglage pré-réglé dans Lightroom qui ajoute les coordonnées du photographe, des mots clés de base, le copyright et mon site internet. Ces éléments sont ajoutés automatiquement aux photos lorsque Lightroom les déplace automatiquement – fonction importation automatique – du répertoire dans lequel elles arrivent par wifi vers le répertoire de travail.

 

A propos de sauvegarde …

Qui dit transfert dit aussi sauvegarde : comment faire pour protéger son stock de photo d’un support défectueux, d’une perte ou, plus grave, d’un vol ou d’un incendie ? Multiplier les supports peu être une solution, pour autant qu’ils ne soient pas interconnectés et placés au même endroit.

Ma pratique quotidienne est multiple :

  • Utilisateur Mac, j’utilise TimeMachine pour effectuer automatiquement une sauvegarde de mes photos sur un disque externe par Wifi. La mise à jour s’effectue toutes les heures.

  • Travaillant à l’extérieur de mon domicile, une autre sauvegarde TimeMachine est programmée sur un disque externe à mon lieu de travail. Bien que moins régulière, elle me permet d’avoir 2 sauvegardes de mes données en des lieux différents.

  • Photographiant à la fois en RAW et en JPEG, j’utilise les premiers comme base de travail, supprimant ceux qui ne sont pas retenus lors de ma phase de tri, et je stocke les seconds sur un disque externe et sur mon disque DLNA.

Comme vous pouvez le voir, ma méthode de sauvegarde repose sur des disques durs, dont la durée de vie est limitée, mais qui reste plus pratique que l’utilisation de CD/DVD en voie de disparition, ou d’autres supports physiques. Lorsque j’ai un peu de temps, je réfléchi à un archivage supplémentaire des répertoires de photos qui ne seront plus modifiés, soit entre 20 et 80 Gb par an.

J’ai aussi une autre solution sous le coude : celle du Cloud, le stockage dans le nuage. Certains fournisseurs offrent plusieurs centaines de Giga dans un abonnement global ou pour quelques francs. Là, plus de problème de vol ou de destruction des supports, et c’est encore une copie de plus !

Je suis très satisfait de cette méthode qui me semble avoir un rapport efficacité / simplicité / automatisme intéressant.

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