Drift’n’Fun au col de la Croix

1 Sep 2018 | Jour après jour

1er septembre, la canicule semble bien loin, il fait frais, pluvieux, brumeux. N’ayant pu assister au Drift’n’Fun du circuit de Lignières mi-août pour cause d’agenda surchargé et d’énergie limitée, partie est remise dans le cadre magnifique et contrasté du col de la Croix, c’est l’occasion d’alterner photo de paysage et performance sportive, pour les drifteurs plus que pour moi bien sûr.

La course se déroule sur un parcours de 1000 m environ. Les voitures effectuent le parcours en quelques secondes et recommencent toutes les 10 minutes environ. C’est donc l’occasion de pouvoir prendre des images à partir d’angles de vue différents. Du coup, j’ai presque fait tout le parcours, dans les zones sécurisées pour spectateurs étant donné que je n’ai pas demandé d’accréditation officielle. Le temps frais et pluvieux a certainement retenu pas mal de spectateurs. Je n’ai donc pas eu besoin de jouer des coudes pour être au bon moment au bon endroit.

 

Le choix du matériel

Quand on a un « tout en un », il pourrait suffire amplement. D’ailleurs, la plupart des spectateurs utilisaient leur téléphone portable ! Mais bon… ayant envie d’avoir assez de qualité pour retoucher ses photos et obtenir des résultats qui me plaisent, je vise un peu plus qualitatif.

  • J’ai donc choisi le Sony RX10 pour photographier de loin, ne sachant pas où étaient les endroits dédiés aux spectateurs.
  • J’ai également emporté le Fuji avec le 90 mm f/2 pour tenter des effets liés à la faible profondeur de champ.

Au retour, à moins de regarder les EXIFs, je n’ai pas observé de grande différence entre les 2 boîtiers. Ils ont tous les deux délivré des images d’excellente qualité, nettes la plupart du temps, pour autant que les réglages aient été effectués correctement. En effet, sur le Fuji, j’ai oublié de placer le curseur AF (autofocus) en continu pour suivre le sujet, ce qui est important dans ce genre de situation. Sur le Sony, j’ai préféré le mode AF-continu au mode automatique afin de maximiser les chances d’avoir un excellent suivi.

 

La prise de vue

Qui dit mouvement dit vitesse ! Pour obtenir de belles photos nettes, la photo doit être rapide pour plusieurs raisons :

  • le sujet est en mouvement
  • la focale est longue
  • la montée en ISO du RX10 est un peu limitée, son capteur n’étant « que » de 1 pouce

Ce type de photo demande donc un autofocus de bonne qualité, ce qui a été le cas tant avec le Sony que le Fuji.

La plupart des photos ont été réalisées en mode rafale lente, pour obtenir de multiples clichés de la même situation sans avoir des centaines d’images en quelques secondes, la rafale pouvant atteindre 24 images par seconde sur le Sony.

 

Le développement

Au total, c’est plus de 700 photos prises en environ 2 heures. La rafale est bien sûr responsable de ce grand nombre de clichés. Il y a donc un grand travail de tri à effectuer. Désirant de plus en plus quitter le mode documentaliste pour produire des images artistiques, je n’ai pas hésité à jeter toutes les photos techniquement scabreuses (flou, cadrage,…) mais également des photos neutres, éventuellement intéressantes pour le pilote mais pas du tout artistiques.

Ainsi, des 720 photos, seules une trentaine ont été conservées.  Alliant le plaisir au plaisir, j’ai également conservé et développé quelques photos de paysage, le cadre étant particulièrement intéressant avec des couleurs fades et du brouillard.

Pour les photos de paysage, mais également pour celles des voitures, j’ai utilisé de manière générales les étapes suivantes :

  • correction automatique
  • recadrage
  • application de l’effet pré-enregistré (preset) Dark Color Pop de MTW Lightroom Freesets, réalisé par Piet Van den Eynde, ambassadeur Fujifilm

Ensuite, j’ai effectué des retouches adaptées à chaque image.

  • Par exemple, pour les images de paysage qui comportent le drapeau suisse, j’ai augmenté la saturation du rouge afin de faire ressortir cette élément, contrastant bien avec le reste de l’image.
  • Pour la plupart des images de voitures, j’ai utilisé un pinceau pour augmenter la clarté et le contraste de la fumée et de la carrosserie.
  • En augmentant la vibrance des couleurs, la fumée devenait bleue ; j’ai donc diminué la saturation du bleu afin de revenir à un gris plus neutre. Le Loupedesk est un excellent allié pour modifier rapidement la teinte, la saturation ou la luminosité d’une couleur. L’effet appliqué diminuant les rouges et les oranges, je les ai resaturés lorsque c’était nécessaire, c’est-à-dire si c’était une couleur significative pour la voiture (soit parce que c’est la couleur de la voiture, soit parce que quelques détails contiennent ces couleurs).

 

Pour la petite histoire…

En repartant du parking, je me sentais un peu comme un de mes enseignants à l’époque, qui se trouvait un peu extraterrestre en arrivant avec sa 2CV rouge sur le parking des restaurants étoilés. Ma Dacia bleue était l’exception entre les BMW et autres Audi noires !

 

Les photos de paysage

 

Les photos des bolides

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